| La France est-elle en retard pour son "intelligence économique" ? |
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Point de vue intéressant de François Jeanne-Beylot, sur son blog, pour replacer la notion de "retard en matière d'intelligence économique" qu'accuserait la France. La question est posée sur "quel retard", et par rapport à "qui" ? S'agit-il d'une réalité, ou d'une croyance ? S'il est question de structures d'intelligence économique, alors oui, lla France a du retard. Les entreprises sont moins bien soutenues en France que dans d'autres grandes puissances économiques. Mais s'il s'agit de pratiques d'intelligence économique dans les entreprises, alors rien n'est moins sur. Pour François Jeanne-Beylot, patron de Troover SA, il faut savoir distinguer les "politiques d'intelligence économique macro-économiques", et l'approche "micro-économique", dans les pratiques quotidiennes des entreprises françaises. On peut effectivement, au niveau "macro", considérer que la France a pris du retard. Les récents rapports sur ce sujet le démontrent. L'organisation de la relation entre les entreprises et l'Etat, face aux enjeux macro économiques, mérite d'être renforcée. Par contre, F. Jeanne-Beylot nous alerte sur le danger de vouloir considérer, en disant cela, que les dirigeants de nos entreprises françaises on du retard en intelligence économique. Pour se rapporter à la définition du rapport Martre, cela riviendrait à dire qu'il "prennent des décisions [...] sans prendre connaissance préalablement de leur environnement économique? Qu'ils ne collectent pas les informations nécessaires, qu'il ne les analysent pas plus, et les diffusent encore moins?". Le danger consisterai à avoir des "technocrates" persuadés du retard des entreprises françaises d'un côté, et des dirigeants parfaitement au fait de l'intelligence économique de l'autre. Ce contexte est peu propice pour une bonne compréhension et une bonne coopération entre les différents acteurs de la vie économique. L'autre danger consiste à vouloir comparer des méthodes, et des cultures différentes. Laissons la France organiser son propre modèle, qui ne serait pas comparable aux autres, donc difficile à positionner en termes de "retard" ou "d'avance" par rapport aux autres pays. Cessons donc de parler de retard français pour l'intelligence éconmique, mélangeant ainsi les entrepreneurs, et les structures de l'Etat, et nous comparant systématique aux autres pays. Parler d'un modèle français, pour une "intelligence économique à la française", devrait nous permettre de garder certes des points de comparaisons sur des sujets précis, mais aurait en tous cas l'avantage de faire cesser un complexe qui n'a pas lieu d'être, et pour lequel toute comparaison avec les autres pays serait contre-productif. A lire donc sur http://fjb.blogs.com/weblog/2006/10/intelligence_co.html |
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